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« En cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace épidémique, ou en cas de force majeure, la mise en oeuvre du télétravail peut être considérée comme un aménagement du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés. ». Ce sont ces mots de l’article L 1222-11 du code du travail qui nous ont servis de guide, alors que la COVID-19 intimait un confinement drastique aux Français !

Le télétravail était déjà sur toutes les lèvres « dans le monde d’avant ». Il est devenu une obligation contrainte dans « le monde du pendant » avant, peut-être, de devenir une norme routinière dans « le monde d’après ». Pourtant, si 84% des sondés sont favorables à l’obligation du télétravail pour freiner la crise sanitaire, sa mise en place au sein de l’entreprise requiert une organisation interne nouvelle et des outils adaptés.

Pour résumer, le télétravail nécessite des réponses claires et pratiques aux questions : puis-je utiliser mon ordinateur personnel pour télétravailler ? Quelles sont les plateformes de visio-conférences sécurisées pour échanger avec les équipes ? Comment fluidifier le partage d’informations pour que chaque collaborateur soit au même niveau ? Comment continuer de répondre aux organismes de formation qui appellent en vue d’une démarche de certification ? Comment manager des équipes opérationnelles à distance ?

Ainsi, les dirigeants peuvent parfois paraître désarmés face à ces urgentes problématiques qui viennent s’ajouter à celles de leur activité quotidienne ; les solutions ne sont pas pléthores – sauf lorsqu’elles sont étalées dans des interviews de managers novateurs – et souvent inadaptées à des modèles d’entreprises de tailles aussi variables que de secteurs divers qui nécessitent bien plus qu’un simple « modèle applicable ». Aussi, en rédigeant ces lignes, je voudrais encore remercier toute l’équipe de l’ISQ qui a su, contre vents et marées, s’adapter pendant le confinement et qui a réalisé des efforts non-négligeables pour que notre activité ne pâtisse pas de cette nouvelle organisation du travail.

Dans ce contexte, il m’a fallu trouver une réponse pertinente pour donner un cadre efficient à ce télétravail et c’est vers la « co-construction » que j’ai choisi de me tourner. Co-construire, c’est le passage du « je » et du « tu » au « nous », mais c’est également, selon le sociologue Bertrand Ravon, « l’art d’articuler toutes les personnes dans une coalition de causes ». Cette façon d’appréhender la collaboration interne s’intégrait parfaitement dans la logique managériale horizontale que je défends depuis mon arrivé à l’ISQ en 2017.

Plus concrètement, cela a donc été l’occasion d’organiser, avec l’ensemble des collaborateurs de l’ISQ, un atelier dédié au télétravail afin de réfléchir aux avantages et inconvénients de sa pratique courante, que ce soit du côté des collaborateurs comme de celui du management. Chacun a été amené à réfléchir aux bonnes pratiques, a pu exprimer ses attentes, ses manques, ses besoins, voire ses craintes et ses solutions… Une fois ces retours d’expérience accueillis, il a fallu se pencher sur les outils techniques et la redéfinition des process de travail indispensables à son bon fonctionnement.

Aujourd’hui, quelques solutions concrètes sont nées de ce moment de partage mais le télétravail nécessite, au-delà des aspects matériels, une véritable réflexion tant sur l’organisation du travail que sur les modes de management, une nouvelle régulation de la charge de travail, ou encore le maintien du collectif. Et c’est ensemble que nous mènerons ce travail. Lors de mon précédent mot, j’avais évoqué la notion d’adaptabilité : la co-construction en est un levier mais également un symbole marquant qui, concernant le télétravail, nous a aidé à franchir un premier cap organisationnel afin que nos partenaires et clients ne ressentent pas, une fois de plus, les effets indésirables d’une crise sanitaire qui touche durement tous les secteurs professionnels. Car si, en interne, nous avons réussi à trouver ce fameux « nous », il ne saurait avoir de sens qu’à travers le miroir du « vous » !

Catherine Terrien