INTERVIEW – Vincent Chevillot, Directeur du groupe Gereso

29 Juin 2021 | INTERVIEW, Qualiopi

En ce mois de juin, nous avons échangé avec Monsieur Chevillot, Directeur de l'innovation et du développement du groupe Gereso. 

Chaque mois, l’ISQ part à la rencontre de l’un des derniers certifiés QUALIOPI afin d’en apprendre plus sur le processus qui l’a mené jusqu’à l’obtention du précieux sésame ; en ce mois de juin, nous avons échangé avec Monsieur Chevillot, Directeur de l’innovation et du développement du groupe Gereso

Interview Gereso

 

Bonjour Monsieur Chevillot, le groupe GERESO est un organisme de formation spécialisé dans les RH. Pouvez-vous nous présenter ce groupe, sa raison d’être et ses différents éléments constitutifs ?

Le groupe GERESO vient de fêter ses 43 ans. Fondé en 1978, sur un cœur de métier « expertise retraites », GERESO, acronyme de « GEstion des RÉgimes SOciaux » s’est progressivement développé sur l’univers des RH, de la gestion des hommes et de l’entreprise.

Notre activité principale est la formation continue, en inter ou intra-entreprise, en présentiel et à distance.

Nous avons également une activité d’édition très dynamique, avec 70 nouveaux titres publiés tous les ans.

Et pour finir, une activité de conseil en RH et management.

Nos clients sont majoritairement des grands groupes et des grands établissements publics mais nous formons également des professionnels en PME sur l’ensemble du territoire français.

15 000 personnes participent à nos formations tous les ans : des professionnels RH bien entendu, mais aussi des managers et des collaborateurs des secteurs privé et public.

Nos domaines d’expertise couvrent tous les thèmes RH (droit social, recrutement, protection sociale, formation, mobilité internationale…), la gestion des hommes (management, communication, conduite de projets, efficacité professionnelle et développement personnel…) et la gestion de l’entreprise (comptabilité,finance, droit des affaires…).

Nos valeurs ? C’est avant tout l’expertise, que l’on délivre en formation, dans nos publications ou lors de nos prestations de conseil. Cette expertise se traduit, par exemple, par la prise en compte de la toute dernière actualité sociale, ou la mise en avant des bonnes pratiques « terrain » dans toutes nos formations.

C’est également la proximité avec nos clients, assurée par nos consultants et nos conseillères pédagogiques : nous entretenons un lien étroit avec chacun des participants à nos formations, avant, pendant et après leur formation.

C’est aussi la qualité, que nous recherchons dans toutes nos actions : du recrutement de nos collaborateurs et de nos consultants jusqu’au process d’évaluation de nos formations, en passant bien sûr par le contenu et l’animation de nos formations !

Nous veillons en permanence à produire des prestations « 0 défaut » et à garantir la meilleure expérience client. Nous sommes convaincus que c’est notre recherche constante de qualité qui est à la base de notre succès. Nous sommes certifiés OPQF depuis 26 ans, Datadock, et tout récemment Qualiopi.

Interview Gereso

 

Vous venez d’obtenir la certification Qualiopi : parlez-nous de votre démarche, de ses origines jusqu’à l’obtention du sésame.

Le projet de certification Qualiopi s’est déroulé de façon très naturelle chez GERESO. Car comme évoqué précédemment, la recherche de la qualité est dans notre ADN depuis l’origine.

Nous sommes donc habitués à auditer, interroger nos méthodes et nos process afin de les améliorer en permanence.

Nous avons agi sur 2 leviers principaux.

Tout d’abord une mobilisation de tous les acteurs en interne : direction, pôles pédagogique, commercial, marketing, administratif…

Dès la fin 2019, nous avons communiqué sur l’intérêt et les enjeux de Qualiopi auprès de nos 63 collaborateurs et de notre réseau de 400 consultants.

Notre message a été simple : rappeler que Qualiopi sert à la fois nos intérêts et ceux de nos clients, à travers une validation de nos processus qualité (administratifs, pédagogiques, commerciaux, marketing) et une amélioration de l’expérience client.

Le deuxième levier a été de nous reporter en permanence au référentiel Qualiopi, pour décliner et valider les 7 grands critères et les indicateurs associés les uns après les autres, de façon parfaitement logique. Le référentiel Qualiopi a été le « livre de chevet » de plusieurs de nos collaborateurs pendant quelques semaines !

Pour respecter « la loi et l’esprit de la loi », nous avons cherché à répondre parfaitement aux enjeux de qualité non exprimés directement dans le référentiel. Notre projet était de partir de Qualiopi pour aller encore plus loin en termes de qualité que ce qui est exigé dans le référentiel, et ainsi consolider notre démarche de qualité globale.

 

 

Interview Gereso

Catalogue GERESO © Groupe Gereso

 

Dans un marché mondial en pleine transformation numérique, l’humain est plus que jamais au centre des problématiques des entreprises. En quoi ce volet humain est-il au moins aussi important que l’adaptation numérique ?

La transformation numérique, à travers la dématérialisation, les outils collaboratifs, l’automatisation des process, la capacité de traitement des données, le développement de l’intelligence artificielle et les possibilités de travail à distance… est venue bouleverser le monde du travail, et ce en très peu de temps.

Et cette évolution s’accélère : selon une étude publiée par Dell et l’Institut pour le futur, 85% des emplois de 2030n’existent pas encore !

L’enjeu, pour beaucoup d’entre nous, est donc de s’adapter aux évolutions techniques et s’approprier les nouvelles technologies, dans la sphère privée ou professionnelle.

Pour autant, dans ce contexte d’hyper technologie, l’humain reste plus que jamais au centre des problématiques des entreprises ! Car les hommes et femmes restent les meilleurs alliés des entreprises pour gérer la complexité et proposer des solutions innovantes.

Interview Gereso

© Groupe Gereso

Notre Directrice Générale a mis en avant dans un récent article les fameux « soft skills ». En quoi ces « soft skills » sont-ils au moins aussi importantes que les « hard skills » et quels sont celles qui sont les plus recherchées par les entreprises ?

Tous les jeunes entrant aujourd’hui sur le marché du travail savent bien, contrairement à leurs parents, qu’ils devront changer de métier et d’entreprise plusieurs fois au cours de leur vie, du fait des innovations technologiques et de la transformation du monde du travail.

Beaucoup le souhaitent et s’en réjouissent d’ailleurs, car leur relation à l’entreprise n’est plus de même nature que celle de leurs ainés. Exit la prime à la stabilité, la fidélité à un employeur, la valorisation de l’ancienneté… L’heure est à la promotion de la mobilité, la recherche de nouvelles expériences, l’engagement autour d’un projet d’entreprise valorisant, porteur de sens, responsable…

Dans ce contexte, chacun reconnait que seul un socle de compétences comportementales ou « soft skills » permet d’évoluer facilement d’une entreprise à une autre, de s’adapter rapidement à un nouveau métier ou intégrer une nouvelle équipe.

Les aptitudes relationnelles, telles que la capacité à écouter, à se faire comprendre, à fédérer, à manager, à déléguer, à motiver, à coopérer… deviennent centrales et sont désormais reconnues autant que les compétences métier. Finalement, au même titre que l’adage « la culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié », on pourrait dire « les sofstkills, c’est ce qui reste quand on retire les compétences métier ».

Les softskills les plus recherchées actuellement sont celles qui permettent de faire adhérer et de faire avancer les projets d’entreprise dans des environnements techniques et humains de plus en plus complexes : la capacité à s’adapter aux changements ou « flexibilité cognitive », la créativité pour apporter des solutions novatrices, la capacité à fédérer une équipe, l’intelligence émotionnelle pour identifier ses émotions, celles des autres et ne plus les subir.

Interview Gereso

© Groupe Gereso

Que pensez-vous de la dématérialisation des RH et quel est son impact pour les professionnels RH ?

La dématérialisation des RH est inéluctable, et va dans le sens de l’Histoire. De nombreux process et documents liés à l’administration du personnel gagnent en effet à être fluidifiés et digitalisés : recrutement, formation, paie, déclarations sociales, gestion des plannings, des congés, dossiers de maladies, de retraite, tableaux de bord RH…

Ces tâches occupaient il y a encore quelques années une grande partie du temps des professionnels RH, sans pour autant créer de la valeur pour l’entreprise, du lien entre les salariés et les RH, et du sens pour les professionnels RH.

Avec l’avènement des systèmes d’information RH (SIRH), désormais ces travaux sont simplifiés et en grande partie automatisés.

Ce gain de temps et d’efficacité permet de repositionner les professionnels RH au plus près des collaborateurs, de les recentrer sur des missions bien plus « nobles » que la « simple » gestion du personnel » : santé au travail, gestion des compétences, promotion de la marque employeur, accompagnement des mobilités, mesure de l’engagement et de la performance, DRH « business partner »… notamment à travers les entretiens RH.

Finalement, la digitalisation permet aux professionnels RH de revenir à des missions à forte valeur ajoutée pour eux et pour l’entreprise.

Les professionnels RH sont parfaitement conscients de leur nouveau rôle et des enjeux qui y sont associés. Ainsi, dans une enquête sur le moral des professionnels RH que nous avons menée en fin d’année 2020 « Professionnels RH, comment allez-vous ? » 85% d’entre eux affirmaient avoir un vrai rôle de soutien auprès des salariés, et 77% d’entre eux estimaient que leur fonction serait autant ou davantage valorisée en 2021 qu’en 2020.

Pour en savoir plus :

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