INTERVIEW – Amélie Cardon-Valentin, avocate associée fondatrice du Cabinet d’avocats Fair

6 Mai 2022 | INTERVIEW, Qualiopi

Bonjour Madame Cardon-Valentin, pourriez-vous nous présenter votre organisme de formation et sa raison d’être ?

La société FAIR est un cabinet d’avocats dédié au conseil juridique en droit des sociétés, droit des associations et fondations et droit de l’économie sociale et solidaire. Il conseille également ses clients dans le cadre de la mise en place de politique de mécénat et de responsabilité sociétale de l’entreprise. Il est à la croisée des chemins du monde des affaires et du secteur de l’économie sociale et solidaire.

Dès sa constitution en 2017, le cabinet a développé une activité d’organisme de formation professionnelle continue, activité complémentaire à son activité de conseil juridique, pour laquelle il a été référencé Datadock. L’offre de formation concerne exclusivement la matière juridique dans les domaines dans lesquels le cabinet a une expertise. On peut citer ici : le suivi juridique annuel des structures du monde marchand et non marchand, l’organisation des délégations, la mise en place de politique de mécénat, les restructurations en secteur non marchand…

© Maryvonne Desdoits / FAIR Avocats

La raison d’être de cette activité d’organisme de formation est de pouvoir proposer l’offre de services la plus complète aux clients et/ou prospects du cabinet. On constate des similitudes et complémentarités entre l’activité de conseil juridique et l’activité d’organisme de formation. Dans l’exercice de ces deux activités, force est de constater que les qualités développées par l’avocat dans le conseil juridique servent l’activité de formation et vice-versa. Ainsi, à titre d’exemple, le conseil juridique nécessite de la pédagogie à l’égard des clients et la formation se nourrit des situations concrètes rencontrées par l’avocat dans son activité de conseil.

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Vous venez d’être certifiés Qualiopi. En quoi cette certification est-elle utile pour votre activité de formation juridique ?

Le cabinet FAIR était référencé Datadock, le passage à la certification QUALIOPI pour les actions de formation était pour lui une évidence. La certification permet aux apprenants de faire financer les formations qu’ils suivent. Cependant, c’est loin d’être le seul intérêt de la certification QUALIOPI.

© Maryvonne Desdoits / FAIR Avocats

La démarche de certification QUALIOPI a beaucoup plus apporté à l’activité de formation que le seul aspect financier au bénéfice des stagiaires. En effet, la démarche QUALIOPI questionne l’ensemble des procédures de l’organisme de formation, de la mise en place d’une action formation à sa réalisation. Il oblige à tenir compte de l’avis des parties prenantes (employeurs, apprenants, financeurs) et de leur spécificité. J’en veux pour exemple la prise en compte d’une situation de handicap. La certification QUALIOPI inscrit l’activité de formation dans une démarche d’amélioration continue. C’est clairement un gage de qualité pour les entreprises et leurs salariés apprenants.

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Comment a été perçu ce processus de certification en interne et quelles « barrières » avez-vous dû lever pour obtenir la certification ?

Aucune barrière, à vrai dire, juste une petite appréhension en raison de certains retours des différents organismes qui se sont prêtés à l’exercice.

Le cabinet est une petite structure avec un salarié à temps partiel qui est également étudiant en droit. La certification QUALIOPI a été l’occasion pour lui de découvrir ce qu’est une procédure de qualité, d’audit. Nous nous sommes faits accompagner dans la démarche de certification par Yves CRITON et nous sommes fiers d’avoir pu faire état d’aucune non-conformité lors de l’audit. Le cabinet a consacré du temps à la démarche de certification bien évidemment, dans un agenda déjà bien chargé, mais aucun regret compte tenu du résultat obtenu !

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On a tendance à penser que l’on se forme au droit à l’Université mais les formations professionnelles juridiques sont également prisées ; quel est l’état des lieux du secteur de la formation juridique actuellement en France ?

La formation professionnelle en matière juridique en France répond à la nécessité des dirigeants et salariés d’être à jour de la réglementation en vigueur. Dans un droit de plus en plus changeant et complexe, elle a plus que jamais sa place.

Aujourd’hui, on identifie, en matière de formation en matière juridique, une petite dizaine d’intervenants historiques de taille importante, éditeurs juridiques ou cabinets d’avocats nationaux ayant développé une offre de formation étendue à côté de leur activité principale, les écoles d’avocats proposent également une offre de formation professionnelle continue dédiée principalement aux avocats.

Un organisme de formation porté par un cabinet d’avocats tel que le Cabinet FAIR avec une expertise particulière dans un domaine du droit a toute sa place. Il répond à un besoin dans un domaine du droit très spécifique avec l’avantage de la proximité.

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Question décalée : pourriez-vous plaider en faveur de cette certification et sur quels arguments principaux reposerait cette plaidoirie ?

Ayant une activité de conseil juridique, je ne représente pas mes clients auprès des tribunaux mais je veux bien plaider pour vous. Mon argument principal en faveur de la certification QUALIOPI est qu’elle est une garantie de la qualité du processus de formation qui conduit indéniablement à la qualité de la formation elle-même.

Les clients du cabinet ont, bien souvent, de leur côté, déjà mené une telle démarche de certification et c’est pour eux un gage de qualité. J’ai énormément appris à travers cette démarche qualité, si bien que je m’interroge aujourd’hui sur la mise en place d’une certification de qualité de l’ensemble de l’activité du cabinet. A suivre…

© Maryvonne Desdoits / FAIR Avocats

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