Donner la parole aux organismes de formation vous permet de mieux appréhender le processus global de qualification / certification mais, afin d’avoir une image plus précise de notre fonctionnement interne, dirigeants et collaborateurs de l’ISQ se prêtent également au jeu de l’interview !

En cette rentrée 2020, c’est à notre Président, M. Pariente, que nous avons posé quelques questions. Morceaux choisis…

Bonjour M. Le Président ! Pourriez-vous nous parler des évolutions récentes de l’ISQ et de son rôle depuis la réforme de la formation professionnelle de 2018 ?

L’ISQ s’est adaptée pour répondre aux enjeux de la nouvelle certification QUALIOPI. Il a fallu d’abord obtenir l’accréditation du COFRAC et adapter nos processus et notre organisation à cette nouvelle accréditation tout en conservant les éléments nécessaires à la poursuite de nos activités antérieures.

Puis, nous avons dû faire faire face à la demande de certification d’un très grand nombre d’organismes de formation qui nous ont fait confiance pour obtenir la certification QUALIOPI et réaliser des centaines d’audits dans un délai contraint en faisant preuve de rigueur, de professionnalisme et d’écoute vis-à-vis des organismes qui se sont adressés à l’ISQ.

L’ISQ a donc fortement évolué en se structurant et en se dotant de moyens humains et techniques supplémentaires. Cela lui permet de conforter sa place centrale dans les progrès constants en termes de qualité de tous les organismes de formation. Certains organismes étaient précurseurs et avaient engagés une démarche volontaire depuis de nombreuses années. Les premières qualifications ISQ-OPQF datent de 1994 ! Aujourd’hui, la certification est obligatoire. L’ISQ s’est adaptée aux différentes évolutions réglementaires pour faire de cette obligation une opportunité au service de l’ensemble des organismes de formation et de leur image de sérieux, de rigueur et d’efficacité auprès des entreprises et des apprenants.

 

En quoi la certification QUALIOPI a rebattu les cartes du secteur de la formation professionnelle et qu’apporte cette certification aux organismes de formation qui en sont titulaires ? 

La certification QUALIOPI est obligatoire pour avoir accès à un certain nombre de financements (CPF, fonds mutualisés OPCO, Pôle Emploi…). Jusqu’à présent, la démarche « qualité » reposait sur le volontariat. Un grand nombre d’organismes de formation avaient fait l’effort de s’engager dans cette voie et bénéficient à ce titre d’une procédure allégée dans le cadre de la certification QUALIOPI. Ils étaient toutefois très minoritaires au sein de l’ensemble des organismes qui s’étaient limités à un référencement dans Datadock.

Cette nouvelle certification va donc être très structurante pour le marché de la formation et engage les organismes de formation à intégrer les processus qualité dans leurs pratiques quotidiennes. Cette certification, au travers de 7 critères et 32 indicateurs, porte sur la plupart des aspects de l’activité des organismes de formation. Cette exhaustivité permet aux organismes de ne rien laisser au hasard et d’aligner leurs pratiques et leurs méthodes sur des niveaux très élevés qui rendent les formations dispensées plus pertinentes et performantes.

 

L’ISQ est aujourd’hui accréditée par le COFRAC. En quoi consiste cette accréditation et quels gages de qualité offre-t-elle aux organismes de formation partenaires ? 

En effet, l’ISQ est accréditée par le COFRAC depuis 2010 pour ses activités de qualification et depuis le 09 avril 2020 pour la certification QUALIOPI. 

Aujourd’hui, tous les produits ou services font l’objet de contrôles et sont effectués par des certificateurs qui, lorsqu’ils sont accrédités, sont eux-mêmes évalués. Leurs compétences sont alors attestées par un système d’accréditation au regard de normes, référentiels ou réglementations en vigueur. Obtenir une accréditation du COFRAC, c’est donc la reconnaissance officielle des compétences et une assurance « confiance » entre l’ISQ, ses clients et ses partenaires.

De plus, en donnant des garanties sur la compétence technique et sur la fiabilité des résultats, elle contribue à rassurer les clients. Elle permet également une reconnaissance internationale grâce aux accords multilatéraux dont le COFRAC est signataire : une accréditation obtenue en France peut être reconnue en Europe et dans le monde entier.

 

En cette période de crise sanitaire, la formation « distancielle » et/ou digitale connaît un essor tout particulier. Quelle sera la place de ce type de formation dans les années à venir ? 

La formation « distancielle » ou digitale était en développement. La crise sanitaire a entrainé une accélération importante de ce mouvement. La place de la digitalisation sera variable selon les types de formation et les publics visés. 

Néanmoins, le présentiel demeure un élément important en termes de socialisation et d’apprentissage, en particulier pour les publics les plus jeunes et pour certains types de métiers spécifiques. L’évolution majeure réside de le fait que personne n’envisage plus aujourd’hui de formation sans une part « distancielle » et que les apprenants comme les intervenants et les professeurs ont intégré cet axe dans les modalités d’apprentissage. Il est clair, en tous cas, que la démarche qualité est parfaitement compatible avec la formation à distance et digitalisée.

La formation à distance et/ou digitale va permettre d’accroitre l’individualisation et la flexibilité de la formation tout en facilitant l’accompagnement et l’évaluation des apprenants dans leur apprentissage. Par ailleurs, elle permet un contact continu avec l’apprenant et modifie le rapport au temps d’une formation. Elle va ainsi également jouer un rôle important dans la qualité d’une formation.