Alors que le taux de chômage des jeunes 18 – 25 ans ne descend pas sous les 25% et que différents secteurs économiques sont en pénurie d’emplois*, l’Île-de-France vient de lancer, le lundi 1er mars, un « revenu jeunes actifs » (RJA) conditionné à une formation gratuite pour les jeunes sans emploi. Le rééquilibrage de la demande et de l’offre d’emplois, en particulier chez les jeunes actifs, est devenu aujourd’hui une priorité de « bon sens » certes, mais aussi une urgence stratégique en période de crise sanitaire et économique.

Dans ce contexte, le secteur de la formation professionnelle doit absolument continuer à se positionner comme un acteur référent, au coeur du dialogue, et doit jouer le rôle de l’interlocuteur privilégié du gouvernement à travers une collaboration « main dans la main » qui offrira des solutions concrètes pour l’emploi. L’ISQ ne déroge pas à la règle et, devant la hausse des demandes de certification Qualiopi, j’ai fait le choix d’étoffer mon équipe afin de satisfaire les besoins des organismes de formation.

Ainsi, en ce début du mois de Mars, nous avons accueilli deux nouveaux collaborateurs qui accompagneront les équipes dans les nombreuses démarches administratives liées aux certifications et qualifications. Leur activité quotidienne permettra de fluidifier le traitement des nombreuses demandes, d’augmenter notre réactivité mais également de raccourcir encore un peu les délais liés à nos diverses activités. Comme recruter, c’est aussi anticiper, leur intégration au sein de l’équipe nous permettra d’améliorer notre « expérience certifiés » tout au long de l’année 2021.

Cette « expérience certifiés » ne saurait être tout à fait concrète sans que notre organisme de certification ne soit audité par une instance de contrôle afin de prouver que, nous aussi, nous respectons les normes et règles liées à notre accréditation ; ainsi, nous avons eu le plaisir de recevoir le COFRAC au sein de nos locaux fin du mois de Février.

En effet, à l’instar des organismes de formation, chaque organisme certificateur doit démontrer les bienfaits de sa démarche qualité à travers les processus et moyens qu’il a mis en oeuvre, les compétences de son personnel et celles de ses auditeurs mais également à travers l’impartialité de nos différentes instances. Grâce à ces fréquents contrôles, nous sommes en mesure de prouver aux organismes de formation qu’ils ont raison de nous faire confiance.

Une confiance que la crise sanitaire – puisqu’il faut manifestement « apprendre à vivre avec » encore quelques temps ! – a par ailleurs égratignée auprès des actifs, comme nous l’apprennent les résultats du second Baromètre de la Formation et de l’Emploi publié en Février par Centre Inffo** ; si le climat, en plein coeur de la crise, est à l’incertitude autour de l’emploi, cette instabilité incite les actifs à se former : 48% d’entre eux souhaitent désormais suivre une formation dans les douze prochains mois pour pallier à l’évolution de leur métier et 47% envisagent une reconversion professionnelle à court terme.

Ces statistiques illustrent parfaitement les profondes mutations qu’est en train de subir le marché du travail et leurs conséquences sur l’emploi dans sa globalité. Jeunes et moins jeunes, actifs et chômeurs prennent de plus en plus conscience des mérites et avantages des cycles de formation professionnelle et portent un regard accru sur son utilité dans un contexte de profonde transformation / évolution des métiers. Le secteur de la formation se positionne donc désormais au centre des ambitions professionnelles des Français pour les années à venir et, s’il est une bonne nouvelle à retenir de ce début d’année 2021, c’est bien celle-là !

Catherine Terrien, Directrice Général de l’ISQ

 

Sources : 

* https://www.huffingtonpost.fr/entry/lile-de-france-creer-un-revenu-jeunes-actifs-en-echange-de-linscription-a-une-formation_fr_603bb336c5b6d7794adfb179

**https://www.centre-inffo.fr/site-centre-inffo/actualites-centre-inffo/2e-edition-du-barometre-de-la-formation-et-de-lemploi-2021